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Posted by admin on 2010/10/22 16:36:43 ( 383 reads)
Depuis mars 2007, il n'y a pas eu à Paris de Northern Soul Allnighter. La prochaine est donc tout naturellement attendue avec impatience par tous les fans de la région.
Elle aura lieu comme vous devez déjà le savoir le 30 octobre 2010 aux Coulisses, un club un peu kitsch de Montmartre mais qui offre un vrai parquet pour danser, et dans l'ensemble un club plutôt sympa.
Les DJs pour cette allnighter sont : Dave Thorley, Stéphane Yver, Bruno Jerez et Romain Bachot; 4 DJs qui n'ont pas été choisis par hasard et qui connaissent parfaitement cette musique.
Cette allnighter sera donc 100% Northern Soul, et pour les inconditionnels, il y aura en plus un warm up au Rush Bar (32, Rue Saint Sébastien 75011 Paris) organiser par Nick. L'endroit n'est pas très proche des Coulisses, mais nous espèrons que les gens comprendront qu'il n'est pas facile d'organiser des soirées dans la capitale.
Le samedi 30 octobre est de plus le jour du passage à l'heure d'hiver soit une heure de plus pour l'allnighter.
Keep The Faith
L'équipe de Paris Northern Soul Allnighter. Méfiez vous des contrefaçons.

Rareté n’est pas toujours synonyme de prix délirant, et heureusement. Voici un disque qu’y ne m’a coûté que 5 dollars mais j’ai mis près de trois ans avant de pouvoir rentrer une copie. Et je n’en ai pas vu une autre sur le marché depuis…. Pourtant le label Ronn n’est vraiment pas obscur, et les artistes Ted & Little Johnny Taylor ne sont pas des inconnus dans le monde de la Soul. Une fois de plus, j’ai entendu ce morceau pour la première fois sur une des nombreuses cassettes que j’ai achetées au milieu des années 90. Avant l’ère du Cd, c’était vraiment le meilleur moyen de se constituer une culture musicale à peu de frais. Surtout que les tape-swappers se focalisaient sur des titres inconnus ou peu joués sur la scène Northern.
Les labels Ronn, Jewel et Paula ont été fondés par Stan « The Record Man » Lewis, disquaire à Shreveport en Californie (Ronn était d’ailleurs le prénom de son jeune frère). Stan Lewis ouvrit sa première boutique de disque en 1948 avec de l’argent qu’il avait économisé en vendant des journaux. A 20 ans, il fut l’un des pionniers de l’industrie musicale en créant un des premiers réseau de distribution indépendant et des shows radio sur les stations KWKH et KAAY à Shreveport. En 1963, il créa le label Jewel qui furent suivis des labels Paula et Ronn.
Quant aux artistes eux-mêmes, voici une très rapide biographie… Ted Taylor est né le 16 février 1934 et fut membre de nombreux groupes Gospel et R&B comme les Cadets. Il se lança en solo en 1957 et enregistra plusieurs hits pour les labels Duke ou Okeh. Après un bref passage sur Atco, il rejoignit « l’écurie » de Stan Lewis où il enregistra jusque dans le milieu des années 70 mais sans succès commercial. Ted Taylor est mort dans un accident de voiture en 1987. Little Johnny Taylor, Johnny Lamar Taylor de son vrai nom, est lui né le 11 février 1943. Comme Ted, on leretrouve à l’origine dans plusieurs groupes Gospel avant de s’embarquer dans une carrière R&B. De 1963 à 1968, il enregistra pour le label Galaxy sous la conduite de Cliff Goldsmith pour quelques hits avant de rejoindre lui aussi le label Ronn. Là il fut associé à Ted Taylor pour un album et c’est de cette époque que date le single qui nous intéresse.
« Cry It Out Baby » fut enregistré en 1973 mais le son reste très ancré dans les 60’s. Sans doute enregistré aux studios Muscles Shoals, on sent les influences sourthern très présentes, mais ce midtempo reste quand même très rythmé (un excellent fingersnapper). Il pourrait ainsi être très bien inclus dans n’importe quelle playlist Northern. Vocalement, les deux Taylor sont très proches de Sam & Dave dans la construction, pour donner une comparaison et une référence accessibles à tous.
On retrouve parmi les auteurs un vieil habitué californien des stompers Northern des 60’s , Myles Grayson mais dans un registre plus soft et midtempo pour notre plus grand plaisir. Même si aucun crédit de production n’est donné sur le disque , on est en face d’une addition de grands noms pour un « petit » disque qui mérite plus que son statut actuel.
Pour écouter ce morceau

J’ai découvert ce titre sur une cassette de John Manship et cela à été le coup de foudre immédiat : je VEUX ce disque. Et c’est là que l’on se rend compte que la patience est une vertu, parce-que j’ai dû attendre près de 4 ans avant d’enfin mettre la main dessus. Vive Pete Smith !!! J’ai bien fait de sauter sur l’occasion car je n’ai jamais revu d’autres copies depuis. Encore un disque rare, pour le moment tout du moins, car on est en face d’un disque tout simplement inconnu. Les danseurs présents au allnighter des Tazmanian Devils, à Munich ont fait un excellent accueil à ce « nouveau » disque quand je me suis lancé à le jouer pour la première fois. Ouf !!! Je n’ai pas eu à assister à l’image terrible d’un parquet qui se vide tout d’un coup. Et il ne reste plus maintenant qu’à attendre que d’autres collectionneurs trouvent des copies et se mettent à les jouer pour vraiment voir ce titre démarrer.
Charlie Harris, sur lequel je n’ai trouvé aucune information pour le moment, a enregistré un autre single pour le label Golden Eagle « Baby Cakes » mais je n’ai pas encore entendu cet autre titre. Le travail de détective continue…. Par contre, le producteur, Fred Kibble est nettement plus connu : il fut d’abord membre du groupe Doo-Wop, The Royal Masters, puis des Masters of Houston qui enregistrèrent sur le label Copa. Il enregistra lui-même plusieurs titres pour ce label texan comme « Hey Boy ! Hey Girl ! » ou « I’ve Got A Woman » et produisit d’autres artistes comme les Fantastics, groupe dont les morceaux ont été joués sur la scène Northern. Les Masters of Houston devinrent les Masters of Soul qui enregistrèrent ultérieurement pour le label Ovide. Fred Kibble semble avoir été prolifique sur le label Copa, étant associé dans la production de la totalité des titres sortis sur ce label. Mon listing étant incomplet, cela reste cependant à vérifier plus précisémment.
Quand j’ai fait écouter la première fois « All Over Town » à un collectionneur/DJ de Berlin, sa première réaction a été de comparer le style à Major Lance. Si vocalement, je dirais que Charlie Harris est bien meilleur que Major Lance, il faut effectivement avouer que musicalement on sent une influence ‘mayfieldiesque’ plus que certaine. La production se rapproche beaucoup des productions Okeh du tout début des 60’s quand Curtis officiait de façon intensive pour le fameux label. La façon dont les cuivres attaquent, les petits solos de guitare et le rythme un peu ‘sautillant’ assuré par la guitare et la batterie sonnent très Mayfield. A leur décharge, Harris et Kibble n’ont été d’ailleurs pas été les seuls à copier les productions Mayfield, celui-ci ayant fait des émules dans tous les Etats-Unis.
La guitare rythmique, très jazzy dans le son, est pour moi le petit plus de ce morceau. Quant à Charlie Harris, il a une voix nettement plus chaude et forte que le pauvre Major Lance, une voix avec un timbre très Soul, le genre de voix que j’aime entendre à un allnighter Northern.
Bref, un disque Northern rare, de qualité et inconnu. Ces trois qualificatifs suffisent à lui donner de base une valeur de 200 livres. L’avenir nous dira si la côte est amenée à changer en fonction de l’arrivage hypothétique de nouvelles copies ou bien si un DJ renommé se met en tête de l’inclure dans ses sets, chose que je souhaite car je n’ai jusqu’à présent jamais pu danser sur ce titre !!!
Lionel aka Groslézard

Je n’ai jusqu’à présent trouvé aucune information concernant tant le groupe que les auteurs / compositeurs (inconnus au répertoire B.M.I.). Seule la maison d’édition Tomlew Publishing Company est enregistrée et à la même adresse que le label. Ca sent bon l’underground et les petits moyens là dedans !!! Et effectivement après quelques recherches, j’ai pu identifier le proprio du label, Tom Boddie qui pressait lui même ses disques dans son garage, également utilisé comme studio d’enregistrement. Le nom Tomlew vient d’une contraction de son prénom et de celui de sa femme Louise.
Concernant le disque lui-même, je le crois très rare car depuis que j’ai obtenu cette copie en échange de singles Reggae vers 1998, je ne pense pas en avoir vu une autre sur une quelconque liste, et pourtant j’en reçois environ 10 par semaine. La demande n’est pas très élevée car il s’agit encore d’un semi-known et ce disque ne figure que rarement dans les playlists des principaux allnighters ; je crois me rappeler qu’Alan Handscombe a du le passer une fois au Dome (Capitol Soul Club). Mais attention ce titre a été découvert à Stafford dans les années 80, mais a été oublié tellement de morceaux ont fait surface à l’époque. L’expression ‘Two Minute Wonder ‘ s’applique parfaitement à ce disque à mon avis. Valeur estimée entre 150 et 200 livres.
Après consultation de listings et de base de données, je n’ai pas trouvé d’autres titres Northern sur le label Luau originaire de Cleveland, ville un peu négligée à tort par la fraternité Soul car d’autres fabuleux groupes ont enregistré là-bas (les Sensations sur Way Out ou encore les Imperial Wonders sur Day-Wood). Pour une vue plus précise de la scène musicale de Cleveland dans les 60’s se référer à une excellente interview de Lou Ragland réalisée par John Smith pour le fanzine Soulful Kinda Music.
Musicalement ‘He’s Looking For A Love’ est un titre qui sonne vraiment Stafford si une telle qualification est possible et je pense sincèrement qu’elle l’est. Bref c’est un son 60’s très particulier (d’où l’étiquette Stafford) avec un piano omniprésent qui conduit le morceau du début à la fin. Je daterais l’enregistrement aux alentours de 1965 à l’oreille, mais cela nécessite confirmation. Le chanteur masculin est lui accompagné par des chœurs féminins omniprésents avec des passages « call & response » et une section cuivre très en retrait. La priorité est donnée aux voix et aux harmonies, bref tout ce que je recherche dans un disque de Soul. Le seul problème est maintenant de pouvoir écouter ce disque car je ne crois pas qu’il soit présent sur une compilation Kent ou Goldmine, donc à vous de vous déplacer dans les soirées Northern Soul qui peuvent être organisées à Paris car je le fais figurer de temps en temps dans mes sets.
Pour écouter ce morceau
Posted by admin on 2006/2/15 17:10:20 ( 2046 reads)
La northern soul a influencé une grande partie de la scène musicale britannique durant de nombreuses années, avec notamment Paul Weller (1) des Jam, Soft Cell dont les deux succès (What (2) et Tainted Love (3)) ne sont en fait que des reprises de Soul de Judy Street et de Gloria Jones.
C'est également le cas du «one hit wonder» Come On Eileen des Dexys Midnight Runners, dont le theme est repris de A Man Like Me de Jimmy James and the Vagabonds, à l'instar d'autres morceaux du groupe.
Pete Waterman (4) du trio de producteurs des années 1980, Stock-Aitken-Waterman, lui-même ancien DJ de northern soul, fit enregistrer un autre classique, Time Will Pass You By de Tobi Legend (de son vrai nom Tobi Lark) par Kylie Minogue.
(1) The Northern Soul Top 500, Kev Roberts © 2000, page 393
(2) The Northern Soul Top 500, Kev Roberts © 2000, page 39
(3) [The Northern Soul Top 500, Kev Roberts © 2000, page 40]
(4) [The Northern Soul Top 500, Kev Roberts © 2000, page 361 et 393]
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